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veve - 14/09/2010

A l’origine, un gars une fille, ils s’aiment et savourent leur vie commune depuis plusieurs années. Une vie faite de joies, de fous rires, de câlins, d’engueulades aussi et surtout d’amour !
Et enfin, un jour, le garçon demande la fille en mariage. Branle-bas de combat, tout le monde sur le pont ! Car même les plus revêches d’entre nous sont obligées d’admettre qu’elles ont toutes au moins une fois rêvé de ce moment. Le plus jour de notre vie, il faut que tout soit parfait et arrivée à 27 ans, on est encore plus exigeante car on a attendu plus longtemps.
Bon les parents s’entendent très bien c’est déjà ça.
Les premières questions tombent : où, quand, combien, comment ?

Où ? La famille du futur marié normand est deux fois plus nombreuse que celle de la future mariée bretonne. Qu’à cela ne tienne, la mariée contre toute logique impose son village breton comme lieu de réception. Après tout, c’est la tradition, non ?

Quand ? Même 14 mois à l’avance, le choix ne dépend pas de vous. Il faut plutôt compter avec les dates de disponibilité du traiteur et de la salle. Vous pouvez juste choisir la saison ou…changer de lieu. Donc avant tout, choisir la salle et le traiteur.

Combien ? Double question épineuse.
La première porte sur le nombre d’invités de chaque côté. Car votre salle a une capacité limitée, donc ne laissez pas votre future beau-père inviter comme énième convive, son cousin au 3ème degré avec lequel il jouait quand il avait 12 ans au camping de Bécon-les-Bruyères, pendant que vous et votre famille en êtes réduits à choisir entre inviter votre marraine ou votre grand-mère.
Deuxième aspect quantitatif : le choix du menu. Les traiteurs vous proposent un éventail assez large de différents menus à prix très différents ! Toutes les familles n’ont pas les mêmes moyens financiers alors attention à ne pas mettre les gens dans une situation embarrassante. Car si votre famille peut se payer du caviar et le saumon servis par des maîtres d’hôtel britanniques, l’autre famille préférera peut-être un buffet campagnard.
Sélectionner d’abord les menus abordables pour les deux familles, c’est plus délicat.

Comment ? Vous choisissez un thème : le cinéma. Car vous et votre futur mari êtes des passionnés de cinéma et de séries. Vous entendez vos copines déjà mariées qui vous demandent quelles sont vos couleurs : aucune, répondez-vous c’est un mariage à thème.
Alors il n’y aura pas de couleur majeure ni sur le faire-part, ni sur le livret de messe, ni sur le plan de table,…

Les jours passent…et les collections de robes de mariée arrivent. 1, 2, 3,…10,…20 robes plus tard, vous commencez à flipper car le fameux coup de foudre « obligatoire” n’est pas arrivé. Car malgré votre désir de faire moderne et pas meringue, vous avez quand même envie d’avoir l’air d’une princesse de contes de fées. Et puis vous mettez du temps à trouver le genre de style qui vous va bien. Entre parenthèses, mais comment font-elles, ces filles qui trouvent tout de suite la robe qui les mettra en valeur ?
Et enfin, votre maman vous conseille d’en essayer une au hasard (elle vous avouera plus tard que la robe en question lui avait tapé dans l’œil, mouais…). Et là le miracle opère, car vous vous reconnaissez une fois dedans : vous êtes belle, mais pas déguisée, votre personnalité ressort dans cette robe. Zou, robe commandée !
Et puis les mois passent…Essai coiffure, essai maquillage, vous optez pour quelque chose qui vous ressemble.
Faire-part, bouquet, déco, plan de table, Dj’s,…vous êtes bien occupée à gérer les détails.
Votre fiancé a la « merveilleuse » idée de suggérer une danse à l’entrée de la salle : la carioca pour rester sur votre thème. Il y tient beaucoup, mais ne s’intéresse pas vraiment à ce détail superflu qui est d’apprendre la chorégraphie : on fera ça plus tard, youpi !

Finalement, le jour J arrive ! Tout est parfait, vous manquez de pleurer en arrivant à la mairie car vous apercevez votre fiancé ému aux larmes. Tout le monde vous regarde, vous êtes la mariée ; ça vous le saviez mais le vivre c’est autre chose car malgré votre confiance en vous et même votre tendance à être plutôt extravertie c’est terrifiant !
Mais bon on s’adapte…Et puis la journée passe tellement vite qu’il faut profiter d’être la vedette au point que certaines personnes n’osent même pas venir vous parler.
Le repas est délicieux, les animations de vos témoins et familles géniales. Même les enfants regroupés à la table « Harry Potter » ont l’air de s’amuser comme des petits fous.
L’heure de la danse arrive ! Votre copine Aurélie attache votre traîne pour éviter les mauvais pas. Au bout de 10 minutes, la traîne traîne à nouveau par terre, mais tant pis ! Vous vous couchez à 7h du matin, vous avez du riz dans le décolleté, votre robe est tâché sur le bas, vous avez transpiré dix litres de sueur (dans une robe de mariée même légère, on a très chaud) vous êtes épuisée et…mariée !!!!!!!!
Et ici commence le premier jour du reste de ma vie…

Zadzig du blog http://www.momentdesolitude.com - 04/11/2009

Le mariage, c’est vrai que c’est un “parcours-aventure” qui nécessiterait presque une préparation physique et psychologique.

En premier lieu, il y a l’annonce!
Une fois la demande romantique faite à votre chère et tendre, il faut informer la famille. J’ai eu l’occasion de tester pour vous les deux types de réactions possibles.

> La joyeuse. Celle de mes parents, qui pleurent comme des enfants de 5 ans, qui vous étouffent, vous prennent dans leur bras et balbutient des phrases confuses où surnagent deux ou trois mots comme “amour”, “famille” ou “bonheur”...

> La glaciale. Celle où vous avez l’impression d’avoir appris à Belle-Maman le décès de quelqu’un. Silence pesant. Sourires crispés. Envie de boire la bouteille de champagne au goulot pour vous détendre. Discussion polaire et ambiance de fête roumaine sous Ceausescu.

Après, il faut choisir, le lieu, le traiteur, le DJ…

Et puis, il y a la question de la tenue…

Ma future femme s’est faite happée par sa mère et sa sœur pendant tous les samedis de l’automne pour courir les magasins de robe de mariée.

Dans notre cas, nous avons respecté la tradition. Je n’ai pas vu la robe de ma future femme mais nous en avons quand même pas mal discuté afin d’éviter un traumatisme nuptial. Personnellement, j’avais une angoisse, c’était de voir arriver en ombre chinoise au fond de l’allée de l’église un chou à la crème géant avec nœud-nœud et frou-frou à volonté.

En fait, en parlant préalablement, nous nous sommes aperçus que nous étions tout à fait sur la même longueur d’onde.

Pour ma part, j’ai écumé les magasins spécialisés et autres enseignes de luxe et j’ai fini par trouver LE costume.

Celui où vous n’avez pas l’air d’un pingouin obèse ni d’un banal jeune cadre dynamique qui va bosser.

Les mois passent, les choses avancent, la pression monte.

Il faut toujours savoir tenir le calendrier et s’occuper des détails.

Et GERER les familles.

Le grand moment est le placement des invités à table.

Vous convoquez les parents pour un déjeuner entièrement consacré à la question.

A côté de cette rencontre, une conférence internationale sur le processus de paix au Proche-Orient, c’est un gouter d’anniversaire de premiers de la classe.

Pour ou contre le mélange des familles, pour ou contre Tata Jeanine à côté du cousin Michel, pour ou contre les enfants de 5 ans avec les enfants de 8 ans à table…

Vous passez en revue toutes les haines familiales recuites et ça achève de vous donner une vision apocalyptique des relations humaines…

Vous remettez ça avec les copains. Machin qui ne peut pas voir Truc parce que ce n’est rien qu’une allumeuse. Bidule qui ne peut pas encaisser Chose parce que c’est rien qu’un bonnet de nuit pas drôle. Ne pas mettre Machinette qui est sortie avec Trucmuche un soir où elle était bourrée à côté de sa nouvelle copine…

Évidemment, au moment où c’est à peu près terminé, vous vous rendez compte que vous avez oublié Tonton Roger.

Vous savez celui qui ronfle pendant la cérémonie, qui se réveille quand c’est l’heure du buffet tout en clamant que c’est beaucoup moins bon qu’au mariage de SA fille…

C’est reparti pour faire l’historique de la vie de Tonton Roger et ses affinités ou haines potentielles avec d’autres…

Et vous passez trois heures à lui trouver une bonne place à table…

Les semaines passent, tout se prépare bien…

Comme la plupart des jeunes mariés, on veut un mariage qui nous ressemble. Tout est donc murement pensé : déco, musique, cérémonie. Alors, bien sur, on fait attention à tous les détails.

Pourtant, il faut toujours savoir faire face aux petits imprévus avec bonne humeur et décontraction.

Si, si, avec bonne humeur et décontraction on a dit!

Arriver à rire quand ma belle-sœur nous avoue deux jours avant le jour J qu’elle pense balancer des petits cœurs jaunes en papier crépon à la sortie de l’église, alors que depuis des mois, nous nous battons avec ma future épouse pour éradiquer le papier crépon, coordonner les couleurs et éviter les cœurs.

Savoir garder son calme devant le DJ quand vous lui expliquez pour la troisième fois consécutive que : – vous ne voulez pas de jeux débiles où Mamie en fin de soirée se retrouve à faire des trucs drôle au milieu de la piste, – que vous lui collez un procès s’il ose passer la “danse des canards” et autres “petit bonhomme en mousse”, – qu’il doit se limiter à passer la musique et ne pas se la jouer animateur de campagne en direct de la foire au boudin de Pougues-les-Eaux.

Parvenir à rester calme quand ma Belle-mère nous balance froidement que notre choix de faire-part est bien fade, notre choix de musique d’entrée bien triste et notre choix de faire une liste de mariage dans une agence de voyages bien bête.

Bien sur, le Jour J, on oublie tout ça et le bonheur est assez indescriptible.
Je suis au bord des larmes quand je vois ma femme, je me demande si je vais réussir à ne pas me laisser submerger par l’émotion.

Et puis, soudain, j’aperçois, un truc entrant dans la Mairie, qui me fait instantanément revenir à la réalité.

Une pomme golden surmontée d’une barbapapa géante.

Moins fade, triste et bête que tout le monde : ma Belle-mère, bien sur!

D’autres histoires et anecdotes sur http://www.momentdesolitude.com

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